7 principes pour négocier le prix de vente d’une maison

L’idée de devoir vous asseoir avec le vendeur pour vous entendre sur le prix de vente final d’une maison vous terrorise ? Vous n’avez jamais été très enclin à négocier et vous ne savez tout simplement pas par où commencer ?

Retenez d’abord ceci : l’objectif de la négociation est de trouver un terrain d’entente. Inutile de partir le couteau entre les dents. Utilisez ces quelques conseils pour passer à travers cette étape importante:

Négocier

Pour être convaincant, il faut être convaincu dit le dicton! Préparez-vous avant de négocier le prix d’une maison.

1. Visez une transaction «gagnant-gagnant»

Abordez la négociation avec humilité, ouverture d’esprit et respect. Pour arriver à sceller une entente, il faut que tout le monde y trouve son compte. Soyez à l’écoute du vendeur et tentez d’établir une relation de confiance avec lui.

Ne faites pas l’erreur de commencer la discussion en lui offrant 75 000$ de moins que ce qu’il demande. Demeurez réaliste.

2. Connaître le marché avant de négocier

Faites l’inventaire des maisons à vendre et de celles qui ont été vendues dans le secteur que vous recherchez. Comparez-les ensuite entre elles en vous attardant aux dimensions, aux inclusions et bien sûr, au prix demandé. Cette étape vous permettra de vous faire une idée de ce que peut être un prix raisonnable pour la maison que vous recherchez. C’est également en faisant cet exercice que vous serez en mesure de distinguer une aubaine d’une propriété qui est surévaluée.

3. Discutez avec le propriétaire avant de faire une offre

Profitez de la visite pour échanger avec le vendeur. Demandez-lui s’il a eu beaucoup de visites, si la maison est à vendre depuis longtemps, s’il y a des raisons particulières qui le poussent à vendre, s’il y a des travaux à effectuer, etc.

Collectez un maximum d’information. Cela vous sera utile pour la suite. À titre d’exemple, la négociation ne se déroulera pas de la même façon avec le vendeur qui a déjà reçu deux offres d’achat en 24 heures qu’avec celui qui attend une offre depuis 2 ans.

4. Faites reposer la négociation sur une argumentation solide

Une fois que vous aurez une meilleure connaissance du marché et que vous aurez visité la demeure, vous devriez déjà avoir quelques munitions pour négocier. Si vous n’arrivez pas à vous entendre sur le prix, expliquez au vendeur pourquoi vous lui faites une offre inférieure à ce qu’il demande. Par exemple, si le rapport d’inspection montre que les fenêtres doivent être changées et que la toiture est à refaire, vous pourriez avoir une raison valable de faire une offre d’achat inférieure au prix demandé.

5. Maîtrisez vos émotions

Ce sera peut-être difficile, mais, même si vous tombez en amour avec la maison, essayez de ne pas vous montrer trop enthousiaste. Si vous terminez la visite de la propriété et que vous suppliez le vendeur de ne la vendre à personne d’autre qu’à vous, il pourrait être difficile de le convaincre de baisser son prix de vente…

6. Soyez patient

Tout le monde n’a pas ce luxe mais si vous pouvez prendre votre temps, vous en sortirez gagnant. Vous aurez la chance de voir plus de propriétés et de vous faire une meilleure idée du marché. Vous pourrez aussi prendre votre temps pour conclure l’entente avec le vendeur. S’il a refusé votre première offre, vous pourriez le rappeler quelques semaines plus tard et vérifier si la maison est toujours à vendre. Si c’est le cas, il pourrait vouloir reconsidérer sa position.

7. Démontrez que vous êtes sérieux

Faites une visite complète de la maison, posez des questions, prenez des notes, parlez au vendeur de vos démarches, bref, prouvez-lui que vous avez l’intention d’acquérir une maison. Agissez comme un expert et vous gagnerez en crédibilité.

Au contraire, si vous manquez d’assurance, vous aurez du mal à vous montrer convaincant. Enfin, n’oubliez pas que vous avez le droit de négocier et que ça fait partie du processus normal de vente d’une propriété. Il ne faut donc pas être gêné de traiter avec le vendeur. Appliquer quelques uns de ces conseils vous permettra de le faire avec confiance et, éventuellement, d’épargner quelques dollars.

Jerome Ringuet

À propos de Jerome Ringuet

Je suis conseiller en communication et médias sociaux chez DuProprio depuis 2007. Diplômé en journalisme, en marketing et en relations publiques à l'Université Laval, j'ai donné plus de cent conférences à des propriétaires québécois désirant vendre leur maison sans payer de commission. Retrouvez-moi sur Facebook, Twitter, Pinterest et Google+

2 commentaires

  1. Mario Plamondon dit:

    Bonjour,

    J’envisage de faire l’achat d’une maison, mais il faudra d’abord que je vende la mienne. J’ai appelé le courtier de Remax et il m’a demandé si je faisais affaire avec DuProprio parce que, dans ce cas, ça poserait problème. Je n’ai pas encore visité la maison ni mis ma maison à vendre encore. Si je décide de vendre ma maison, je veux faire affaire avec DuProprio (mais je ne l’ai pas dit au courtier). Est-ce que le courtier aura le droit de refuser de traiter avec moi pace que je suis affilié à DuPropio? Comment dois-je aborder cette situation?

    Mario

  2. Coach Martin Desfossés dit:

    Bonjour M.Plamondon,

    Premièrement, vous avez toute la légitimité de vendre votre propriété sans courtier et nul ne peut vous imposer de mandater un courtier.

    Dans un monde utopique, le courtier représentant un propriétaire agira uniquement dans l’intérêt de ce dernier mais vous comprendrez que dans la réalité, son salaire lui est versé sous la forme d’une commission uniquement si une vente survenait ce qui fait qu’il n’est pas si impartial et dénué d’intérêt qu’on le présente dans les publicités.

    Comme DuProprio offre des services complets de visibilité, de coaching et d’assistance juridique permettant aux propriétaires de vendre en toute quiétude sans intermédiaire et sans commission, les courtiers voient leur modèle d’affaire menacé et tentent par tous les moyens de récupérer des inscriptions (Propriétés à vendre) et dans le cas que vous présentez, il semble évident que ce courtier travaille davantage pour sa poches que pour les intérêts de son client.

    Est-ce que c’est de bien servir son client-vendeur que de refuser de collaborer avec un acheteur qui désire vendre sa propriété sans courtier ?

    * Poser la question c’est y répondre !

    Si j’étais un acheteur dans cette situation, je commencerais d’abord par décider si la propriété m’intéresse, analyser le marché pour identifier sa valeur et ensuite formuler une offre.

    J’ai trouvé un article fort intéressant à lire sur le site de l’OACIQ qui est chargé entre autre de faire la promotion des courtiers : http://www.oaciq.com/fr/pages/vendre

    Un des paragraphes dit ceci au client du courtier : Votre courtier doit présenter toutes les promesses d’achat qu’il reçoit.

    Comme je n’ai rien trouvé qui affirme ou soutient que le courtier a le droit ou non de conseiller son client de refuser une offre si l’acheteur ne met pas sa propriété en vente par un courtier, je vous conseille de communiquer avec l’OACIQ au 1 800 440-7170 et de leur demander si cela est moralement et légalement acceptable.

    Si j’étais le propriétaire de la propriété, j’aimerais beaucoup que l’acheteur me contacter directement pour m’informer que mon courtier ne collabore pas bien à cause qu’il désire vendre avec DuProprio…. J’aurais toute une discussion avec lui !

    Bonne chance pour la suite… Tenez-nous au courant !

    Martin

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