Prix de vente : le Québec toujours sous la moyenne canadienne

Le 23 septembre 2009 par Jérôme Ringuet - Publié dans Marché immobilier |

Le marché immobilier québécois est demeuré robuste malgré le ralentissement économique de sorte que le prix de vente des logements résidentiels a continué sa progression. Malgré cela, devenir propriétaire au Québec coûte environ 100 000 dollars de moins que dans le reste du Canada.

acheterSelon la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), le prix de vente moyen d’une résidence au Québec s’établira à 213 700 $ en 2009.

C’est beaucoup diront certains.

La hausse des prix observée au cours des dernières années à travers la province est en effet demeurée constante. Et devant cette augmentation soutenue des prix, bien des nouveaux acheteurs se demandent combien ils devront débourser quand viendra le temps pour eux d’accéder à la propriété.

La moyenne canadienne dépasse les 300 000 $

Quand même, nous pouvons encore nous compter chanceux car nous demeurons toujours en dessous de la moyenne canadienne. Celle-ci se situe actuellement à 301 000 $.

«Quand on se compare, on se console», dit l’adage. Et dans ce cas-ci, le dicton dit vrai. Nos compatriotes ontarien devront en effet débourser environ 307 000 $ cette année pour s’acheter une maison. Ce sera encore pire pour les habitants de la Colombie-Britannique et de l’Alberta où le prix moyen d’une propriété se situe respectivement à 443 000 $ et à 337 000 $.

Si vous trouvez qu’il s’agit là d’une trop mince consolation, je vous laisse avec un article publié la semaine dernière dans la Presse Affaires où vous pourrez découvrir à quoi ressemble une maison à 1.3 million de dollars dans la région de Vancouver. :)

Cliquez ici pour lire l’article »»»»

5 commentaires pour “Prix de vente : le Québec toujours sous la moyenne canadienne”

  1. Fred dit :

    Le marché est tout simplement fou dans certaines provinces! C’est quoi l’idée de s’acheter une maison en haut de 400 000$ à 1 000 000$ pour quelques chose qui ne ressemble pas nécessairement à cela! J’espère sincèrement que le marché ne viendra jamais a ces niveaux à Québec!

  2. lou dit :

    La question que je pourrais demander a l’instant est :Pourquoi le Québec devrait augmenter le prix des maisons pour être comparable à celles des autres provinces, tandis que cela pourrait être le contraire, pourquoi les autres provinces ne descendrait pas leur prix pour devenir comme ceux au Québec? parce qu’il y a exagération non?

    Je trouve ça complètement ridicule les gens qui disent que nous sommes chanceux de payer nos maisons aussi bas au Québec. Faudrait peut être se rendre compte qu’au Québec nos salaires sont beaucoup moins haut qu’ailleurs au Cananda, nous payons des taxes beaucoup plus haute qu’ailleurs au Canada, en fait il ne faut pas toujours se comparer avec les autres provinces parce que ailleurs ils ont des conditions bien diffiérentes d’ici non?

    Demandez vous donc à qui ca sert le plus toutes ces augmentations? Depuis les 5 dernières années le prix des maisons ont augmenté cela peut être correct, mais a ce point c’est assez incroyable…je souhaite que les prix n’augmente pas au point qu’une maison au québec a 215000$ deviennent à 400000$ parce que ailleurs au Canada ils ont des avantages que nous n’avons pas ici et vice versa…donc cesson de nous comparer et regardons en face ce qui est en train de se produire sur le dos de la classe moyenne s.v.p.

    ”quand on se comprare on se console” non mais franchement, toutes ces phrases qui dit que nous payons moins cher qu’ailleurs c’est vrai, mais c’est juste pour nous encourager et de mettre un pansement sur une plaie qui est pas guéri juste pour cacher le probleme finalement.

  3. Jérôme dit :

    @Lou :

    Vous dites «pourquoi les autres provinces ne descendraient pas leur prix» comme s’il s’agissait de presser sur un bouton. Ce n’est pas aussi simple.

    Le prix des maisons s’établit principalement en fonction du marché, c’est-à-dire selon l’offre et de la demande. Et tant que les acheteurs seront prêts à payer le prix affiché, il n’y a pas de raison pour que les prix baissent.

    Par ailleurs, les salaires ne sont pas beaucoup plus élevés ailleurs au Canada. Selon Statistique Canada, le salaire hebdomadaire moyen au Québec en 2008 se situait à 751.20 $ alors qu’il s’établissait à 790.97 $ en Colombie-Britannique. La différence n’est pas énorme.

    Aussi, je vous renvoie la question que vous soulevez : À qui sert ces augmentations ? Car à part aux propriétaires, je ne vois pas à qui d’autre cela pourrait profiter…

    Je continue de penser que la situation du Québec par rapport à certaines provinces reste enviable.

    JR

  4. Seb dit :

    @Jérôme

    “Aussi, je vous renvoie la question que vous soulevez : À qui sert ces augmentations ? Car à part aux propriétaires, je ne vois pas à qui d’autre cela pourrait profiter…”

    Voyons à qui peuvent bien servir ces augmentations. À mon avis, il y aurait en premier lieu les agents immobiliers qui tirent un % de chacune des ventes. Donc, prix de vente plus élevé = plus grosse commission (une chance qu’il y a DuProprio!). Ensuite, les prêteurs hypothécaires ont aussi tout intérêt a ce qu’il y ait une hausse soutenue du prix des maisons, nous n’avons qu’à penser à ce qui se passe aux É-U. Ajoutons à cela les municipalités qui tirent avantage des comptes de taxe plus élevés (= désavantage pour propriétaire), les promoteurs qui dans le cas de maisons neuves font une marge de profit plus grande, …

    Et pour ce qui est des propriétaires, et bien ceux-ci doivent habituellement se reloger après avoir vendu leur demeure. Donc, malheureusement les profits de la vente servent normalement à l’achat d’une autre propriété au prix du marché. Pour que ce soit réellement avantageux pour le propriétaire, il faudrait que celui-ci ait construit sa maison, réalisé lui-même plusieurs rénovations ou encore qu’il accepte d’acheter quelque chose de plus petit ou de déménager là où le marché est moins élevé.

    En fait, ceux pour qui ces augmentations sont si désastreuses, ce sont les premiers acheteurs qui doivent emprunter un capital énorme pour entrer dans le marché. Actuellement, les taux hypothécaires sont au plancher et permettent plus facilement l’accès à la propriété, mais ceux-ci vont inévitablement remonter et avec un capital énorme à rembourser, c’est à ce moment que ça peut devenir problématique.

  5. Jérôme dit :

    @Seb :

    Très intéressant votre commentaire. Je suis entièrement d’accord avec vous.

    Et en y réfléchissant, il est vrai que les gens que vous énumérez peuvent également avoir une influence sur les prix de vente (à différents degrés).

    N’en demeure pas moins qu’au final, l’acheteur conserve beaucoup de pouvoir puisque la décision d’acheter ou non lui revient…

    Merci de votre commentaire

    JR

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