Immobilier québécois : les prix ne baisseront pas
Le 27 mars 2009 par Jérôme Ringuet - Publié dans Marché immobilier |Je lis et j’entends beaucoup de commentaires de gens qui sont à la recherche d’une maison et qui sont exaspérés devant les prix de vente. Voici ce qu’ils expriment le plus souvent : «C’est trop cher actuellement, je préfère attendre», «on traverse une bulle qui va bientôt éclater», «je vais acheter quand les prix vont redescendre», etc.
Même si je les comprends, je suis forcé de les ramener sur terre et de leur dire qu’ils ont tort. Les prix ne redescendront pas.
Ceux qui attendent que les prix reviennent à ce qu’ils étaient au début des années 2000 pour acheter risquent d’attendre longtemps avant de déménager. Très longtemps.
Je lisais même cette semaine que les prix ont encore grimpé dans la région de Montréal. Ils ont augmenté de 4% par rapport à l’année dernière.
Ajustement des prix
Pour la majorité des observateurs, la hausse que l’on connaît au Québec depuis bientôt 10 ans est attribuable à un «rattrapage».
Selon Martin Provencher, auteur et conférencier spécialiste du monde de l’immobilier, la décennie 1989 à 1999 a été caractérisée par une forme de latence. Les prix n’ont alors pratiquement pas bougés.
Mais de 2000 à 2005, beaucoup d’acheteurs sont entrés sur le marché. C’est là que les prix ont commencé à monter.
Une baisse significative est peu probable
Martin Provencher explique que, pour que les prix se mettent à redescendre, il faudrait qu’une majorité de propriétaires décide simultanément de vendre sans racheter une nouvelle maison.
Oui, nous sommes en période de ralentissement économique. Mais pensez-vous vraiment que ce scénario est très réaliste ? En tout cas, ce n’est pas ce que l’on observe en ce moment.
Et arrêtons de comparer le marché québécois à celui des États-Unis. Les circonstances qui ont mené à l’effondrement du marché américain ne se retrouvent pas ici. Ou en tout cas pas dans la même mesure. Entre autre parce que l’octroi de prêts hypothécaires à haut risque n’était pas une pratique aussi répandue.
Bref, je ne veux pas décevoir ceux qui ont décidé de patienter, mais il faut être réaliste. Le prix médian des habitations québécoises s’établit maintenant à 186 000 $. C’est donc dire qu’un jumelé à 100 000 $ c’est devenu plutôt rare. Et le temps n’y changera pas grand chose.

mars 28th, 2009 à 16:41 - Adresse ip : 24.37.251.212
Tu viens de péter ma bulle
Moi = brailler
mars 30th, 2009 à 13:13 - Adresse ip : 192.168.0.204
Bonjour Jeff,
Je suis désolé de péter ta bulle !
Il est encore possible pour les acheteurs de réaliser de bonnes affaires. J’en suis convaincu. Il suffit d’être patient, de garder l’oeil ouvert sur le marché, de surveiller les nouveautés et surtout, ne pas hésitez à faire des offres sur les propriétés qui nous apparaissent intéressantes.
Je pense que ça vaut la peine de rencontrer les propriétaires pour discuter avec eux et en profiter pour vérifier s’ils sont prêts à baisser leur prix.
S’ils restent sur leur position, pourquoi ne pas leur laisser nos coordonnées et simplement leur demander de nous rappeler s’ils changent d’idée ?
Ça peut être un bon moyen de trouver une propriété sans dépasser son budget.
Il ne faut pas se décourager !
JR
mars 31st, 2009 à 17:18 - Adresse ip : 209.104.75.194
Les prix montent et les prix baissent. C’est la loi du marché et on a jamais vu des prix monter éternellement.
Il est fort possible que l’ajustement au Québec soit mineur et que l’on n’assiste pas à l’hécatombe des États-Unis (ou de la France de l’Espagne ou du Royaume Uni) mais on pourrait avoir une mini crise comme dans l’Ouest du pays.
Certes les prix de l’immobilier ont monté de 3,7% mais les ventes ont baissé de 37%. Ma lecture : la crème de la crème c’est vendu. Les autres propriétés sont restés avec leur panneaux à vendre plantées sur la pelouse car beaucoup de vendeurs se croient encore en 2006. Les données du prochain trimestre devraient nous éclairer et l’on risque de voir une baisse ou une stagnation des prix.
Je regarde plus les propriétés à revenus où la baisse devrait se faire sentir. Et ceux qui vont créer cette baisse sont les banques. Elles prêtaient gaiement l’achat de propriétés à 85% de leur valeur avec un rendement négatif, elles commencent à changer radicalement leur conditions. Certains prêteurs ont disparu et certains se retirent du marché (Desjardins semble en faire partie). Les taux d’intérêt restent bas mais les prêteurs sont plus sévères dans leur analyse des ratios de rentabilité et la qualité de crédit du demandeur. Résultat : il finance à 65% ou demandent systématiquement une assurance SCHL. L’estimation du prix de la propriété est souvent aussi plus basse que le prix négocié.
Si la crise s’installe au Québec, l’impact se fera aussi sentir avec des investisseurs qui attendent et des inventaires de propriétés sur le marché qui augmentent.
Alors, selon ma boule de crystal, il devrait y avoir plus de bonnes affaires dans les prochains mois avec des vendeurs plus réalistes sur les prix et les conditions (balance de vente).
avril 1st, 2009 à 9:02 - Adresse ip : 192.168.0.204
Bonjour Alain,
Votre commentaire est très intéressant. Je tiens seulement à apporter une petite précision.
Vous parlez d’une baisse des ventes de l’ordre de 37% et vous n’avez pas tort. Il est seulement important d’ajouter que c’est une donnée qui a été enregistrée par la Chambre immobilière de Montréal pour la région métropolitaine de Montréal en janvier 2009.
Or, voici de quelle façon il faut lire cette statistique : les ventes réalisées par les agents immobiliers de la région de Montréal ont baissé de 37% en janvier 2009 par rapport à l’année précédente.
Ce n’est donc pas un portrait général fiable de tout le marché immobilier québécois. On ne tient effectivement pas compte des ventes qui ont été réalisées sans intermédiaire (entre 40-50% des transactions) et on ne sait rien de celles qui ont été complétées dans le reste de la province.
Bref, il ne faut pas généraliser cette situation à l’ensemble du marché immobilier québécois. Le tableau complet n’est pas aussi sombre.
JR
Voici un lien vers un article qui traite des résultats de la Chambre immobilière de Montréal (l’origine de la fameuse baisse de 37 %) :
http://montoit.cyberpresse.ca/habitation/articles/10171-Les-prix-des-maisons-continuent-daugmenter.html
avril 1st, 2009 à 10:25 - Adresse ip : 209.104.75.194
Merci pour la précision.
Si vous avez des chiffres à nous fournir pour Duproprio ce serait intéressant, surtout que vous couvrez une partie importante des transactions sans intermédiaire. Nous pourrions avoir un portrait plus complet du marché immobilier au Québec.
Alain.
avril 1st, 2009 à 12:18 - Adresse ip : 64.18.178.73
Ben oui! On dirait qu’il y a juste le monde qui se cherchent SÉRIEUSEMENT une maison qui le savent. On a acheté un condo en février, faisant un pied de nez à tout ceux qui nous disaient: “Attendez ça va tomber le prix! Vous allez payer ben moins cher si vous attendez!”. La ville de Québec (pcq j’habite à Québec) est blindée pour affronter la crise. Je veux pas jouer à l’autruche je le sais qu’il y a un ralentissement mais avec toutes les jobs au gouvernement qu’on a ici + les raisons énoncés dans l’article, c’est la stabilité avec un grand S!
Au pire, ça peut jouer à l’avantage de l’acheteur dans la négociation du prix. Il peut négocier plus serré, prétextant l’instabilité économique, le risque de la chute des prix, etc. et sortir sa maison à meilleur prix.
Pour ma part, j’ai très hâte de prendre possession de ce nouveau logis!
avril 1st, 2009 à 12:20 - Adresse ip : 192.168.0.204
@ Alain :
Justement, nous analysons présentement les données pour le premier trimestre de l’année 2009.
Je les partagerai certainement avec vous à travers ce blog afin de dresser le meilleur portrait possible de l’évolution du marché québécois.
Je vous tiendrai au courant.
JR
avril 1st, 2009 à 21:59 - Adresse ip : 132.203.179.116
Et si finalement ce n’était qu’un moyens de nous faire peur (nous les acheteurs) en nous disant que les prix ne descendront pas ou que finalement le marché des vendeurs est toujours a son meilleurs et si ce n’était que des spéculations pour inciter les gens a acheter pour faire continuer la roue des vendeurs de maison? Il y a beaucoup de gens naifs qui vont lire le titre ”les prix des maisons ne baisseront pas” et finalement c’est a cause de ces naifs qui continue a acheter des maisons qui ne valent pas du tout ce prix la qui fait en sorte que le marché immobilier demeure bon encore. La fameuse lois de l’offre et de la demande, bien s’il y a moins de gens qui achète, plus les prix peuvent descendre ou plus on a de pouvoir sur les prix d’achats. Selon moi les médias et ces genres de titre font en sorte que se sont eux qui se cache la tête dans le sable, ils nous gouverne pas nos peurs et en plus ca fonctionne faut croire. qui croire, qui dit la vérité finalement?
j’enttends si souvent ”c’est le temps d’acheter les taux hypothécaire sont au plus bas!!” mais oui les taux sont bas mais merde les maison sont 30% trop cher quand même. ouvrez vous les yeux. Je ne peux pas concevoir qu’une maison de 40 ans est maintenant vendu a plus de 200 000$, ce n’est même pas une maison neuve, la toiture risque d’être changé, les fenêtres…alors le prix montera beaucoup plus…et parlons des terrains hey un terrain de 4000 pi carré vendu a 45000$ non mais c’est une farce…il y a 4 ans un terrains de 10 000pi carrés se vendait 30000$ et un bungalow de 30 ans était a 115000$ c’était plus logique non??finalement c’est a qui que ca profite le plus ces hausses impossible??!! comment vous faites vous les jeunes couples pour arriver a la fin du mois avec une maison de 250000$ et même 300 000$ avec des voitures de l’année dans la cours, soit que vous êtes endettés jusqu’au coup ou que vous avez de très bon parents!!!
Je suis pas mal fatigué de toute ces hausses et de nous faire rire en pleine face de même et de voir tout le monde s’endetter a ce point tout en se disant c’est pas grave au pire je déclarerai faillite!!
avril 3rd, 2009 à 7:56 - Adresse ip : 64.18.178.73
@ lou
Pourtant si on se compare avec les grands centres (Toronto Vancouver par exemple) c’est une aubaine habiter ici. Et je ne crois pas que les jeunes couples achètent des maisons de 250k - 300k $. J’ai 25 ans. Parmi tous mes amis et connaissances, personne n’a acheté de maison à + de 230k. La plupart ont acheté des duplex ou condo, et personne ne roule en voiture de l’année… On a une hypothèque mais comme les taux d’intérêts sont bons, on est pas trop nerveux avec ça. A mon avis, ça serait surprenant qu’il y ait un retour en arrière sur les prix comme il y a eu sur le prix de l’essence. Il y avait justement un article dans le journal récemment sur la quantité de terrains disponibles qui va toujours en diminuant à Québec. Normal donc que le prix pour un terrain en ville soit à la hausse. Peut-être que la pyramide des âges va faire son effet quand les boomers vont vendre leur maisons pour des condos ou des places en maisons pour retraités. A ce moment là, l’offre d’unifamiliales va être supérieure et on pourra espérer un meilleur prix. Seul l’avenir nous le dira.
avril 3rd, 2009 à 8:56 - Adresse ip : 192.168.0.204
Bonjour Lou,
Rassurez-vous, je ne cherche pas à vous faire peur ni à convaincre qui que ce soit de s’endetter jusqu’au cou pour acheter une maison. Il ne s’agit pas non plus de spéculations destinées à tromper les gens naïfs (me croyez-vous vraiment si machiavélique ?).
Je vous livre mon opinion suite à mes observations. Je ne prétends pas détenir la vérité. Mais les indices me portent à croire que les prix ne baisseront pas. Évidemment, seul l’avenir nous le dira.
Je ne suis cependant pas d’accord avec vous quand vous dites que les maisons sont 30 % trop chères. Sur quelle base vous appuyez-vous pour prétendre cela ? Et pourquoi une maison de plus de 40 ans ne pourrait-elle pas être vendue plus de 200 000 $ ? Bien des facteurs entrent en ligne de compte pour établir la valeur d’une propriété. L’âge en est un mais il n’est pas le plus déterminant.
Au final, c’est l’offre et la demande qui détermine les prix de vente. Et comme le souligne JF Verville dans le commentaire précédent, la demande est toujours forte.
JR
avril 5th, 2009 à 21:24 - Adresse ip : 74.56.118.191
Excusez mon irritation mais je me méfie beaucoup des gens qui prétendre être en mesure de prédire ce qui arrivera dans le futur. Je crois que la crise financière actuelle en est le meilleur exemple et nous pouvons constater que tous les supposés ‘’spécialistes” n’ont rien vu venir.
Sincèrement, j’ai de la difficulté a croire un acteur du marché immobilier, que ce soit un agent immobilier ou un banquier, lorsqu’il me dit que les prix ne baisseront pas. J’appelle ces gens les ”cheerleaders” qui sont la que pour faire la promotion du marché car ils en tirent leur gagne pain.
Nous venons de vivre la plus grosse bulle immobilière de l’histoire, autant au Québec qu’ailleurs. Si çca n’a pas encore pété ici c’est a cause du décalage de l’économie canadienne /québécoise avec les USA.
Cette montée de L’immobilier n’est du qu’èa l’abondance du crédit: easy and cheap money, ce n’est pas normal que l’immobilier ait doublé en 8 ans alors qu’il doit normalement suivre l’inflation ( ! 2-3%/an).
Faite le calcul…
Quant a moi, j’aime mieux écouter des personnage crédibles et impartiaux comme Stephen Jarilowsky ou Paul Dontigny
avril 7th, 2009 à 22:05 - Adresse ip : 132.203.179.116
Je suis en accord avec vous peter, c’est épouvantable de voir a quel point les prix ont augmenté en si peu de temps.
et Monsieur Ringuet je vous comprends aussi par rapport a vos commentaires et c’est correct. J’avoue que les prix ne baisseront probablement pas, cependant je constate que le marché s’en vient aux acheteurs non? Cela pourra nous aider. Pour répondre a votre question a laquelle vous vous demandiez sur quoi je me fiais pour dire que le prix des maisons étaient trop haut de 30 %, c’est dans un article publié sur le blog du site du proprio qui s’intitule ”l’actualité se penche sur les prix des maisons au québec” en date du 25 mars 2009. Dans cet article il y a des comparaisons des prix des maisons vendues en 2000 vs 2008 et c’est tout simplement incroyable de constater que les prix ont augmenté de plus de 120% dans des régions et même allant jusqu’a 157%. Selon moi cet article est véridique et 30% c’est peut être pas beaucoup j’aurais peut être due dire 50% de trop au fait. Est ce que vous avez déja vue quelqu’un que son salaire a augmenté de 157% non, moi jamais alors comment se fait il que le prix des maisons a gonflé a ce point? et ne venez pas me dire la loi de l’offre et de la demande j’en ai assez de celle la
je concède que c’est vrai que plus la demande est forte plus les prix augmente mais faut quand même pas exagéré 157% franchement!!!! En tout cas les agents immobiliers doivent rire dans leur barbe parce que eux leurs commissions ont augmenté de façon catastrophique non?
fort heureusement que les institutions financière sont plus frileuses a emprunter aux gens, parce que dans un autre article lu dans le journal il y a eu beaucoup plus de saisies de maisons en début 2009 comparé a l’année 2008 et 2007 alors ca démontre bien comment les gens s’endettaient trop et les banques leurs ont prêté trop facilement.
Alors encore une autre fois je me demande : mais a qui cela profite le plus toutes ces augmentations incroyable? En tout cas je m’aperçois que cela alimente les débat et que ça alimente un peu la frustration des gens qui se rendent compte qu’il y a 8 ans les prix des maisons étaient plus logiques qu’aujourd’hui et la vie est mené par la cupidité des gens a toujours vouloir avoir plus et encore plus…
avril 8th, 2009 à 13:47 - Adresse ip : 64.18.178.73
En rapport au sujet de ce billet, un article dans la presse affaires intitulé: Prix des maisons: le Québec se tire bien d’affaire.
http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/immobilier/200904/08/01-844644-prix-des-maisons-le-quebec-se-tire-bien-daffaire.php?utm_source=bulletinLPA&utm_medium=email&utm_campaign=retention
avril 8th, 2009 à 13:59 - Adresse ip : 192.168.0.204
@ JF Verville
Je suis justement en train d’écrire un à ce sujet.
avril 8th, 2009 à 20:42 - Adresse ip : 207.112.73.108
il y a aussi une augmentation des reprises de finance, ce qui fera une pression à la baisse sur les prix. Mais faut pas rêver non plus.
avril 9th, 2009 à 9:13 - Adresse ip : 96.22.119.22
Très intéressant comme sujet, je suis assez d’accord avec l’auteur. Mon opinion n’est pas que nous vivons une crise dans le sens “les prix vont s’effondrer, le marché va descendre au plus bas …” non ce que nous vivons en ce moment je le considère plus comme un “retour a la normale” nous avons consommé et surconsommé pendant des années … beaucoup trop. Aujourd’hui cette crise a comme impact de conscientiser les gens et nous faire redescendre sur terre …
A propos des prix il n’y a pas de raison qu’ils baissent, surtout au Québec, car ils ne sont pas exagérés si on compare au reste du Canada. Par contre la demande va peut être diminuer car les banques prêteront plus difficilement, ce qui aura comme conséquence de calmer les ardeurs des vendeurs qui vendent trop cher leurs biens. Dans ce sens la, ça va certainement stabiliser et “raisonnabiliser” les prix des propriétés!
avril 9th, 2009 à 12:42 - Adresse ip : 192.168.0.42
[...] blog du 27 mars dernier a suscité beaucoup de réactions (Voir : Immobilier québécois : les prix ne baisseront pas). J’admet que je m’y attendais un peu. Ma position était plutôt tranchée au sujet du [...]
avril 20th, 2009 à 20:28 - Adresse ip : 76.67.211.174
Je me demande où vous trouvez un prix moyen à 186 000 à Montréal ? Je ne m’attend pas à payer le prix des années 2000, je suis réaliste. Le prix des maisons ont été réajusté mais à mon avis elles se vendent 30% en haut du prix de réajustement. Oui je m’attend à ce que ce prix baisse plutôt que de payer 100 000 en 2000 je m’attend à payer 220 000 mais pas 340 000 pour un jumelé avec presque pas de cour.
Voilà pourquoi j’attend !
Isabelle
avril 21st, 2009 à 7:31 - Adresse ip : 192.168.0.204
Bonjour Isabelle,
186 000 $ c’est le prix médian d’une maison au Québec selon une enquête menée par le magazine L’Actualité. Vous pouvez consulter ce dossier en vous rendant à l’adresse suivante :
http://www.lactualite.com/dossiers_speciaux/article.jsp?content=20090317_175118_6384
JR
août 21st, 2009 à 10:28 - Adresse ip : 70.83.102.109
Concernant l’absence de bulle immobilière au Québec, tout le monde n’est pas de cet avis. Et par définition, le propre d’une bulle, c’est de n’apparaître que quand elle éclate, donc quand il est trop tard. Ci-dessous un site présentant l’évolution des prix de l’immobilier à Montréal, et qui compare cette évolution avec celles de pays où une bulle vient d’éclater. A la lecture de ce site, c’est n’est pas si sûr qu’il n’y ait pas de bulle au Québec…
http://bulle-immo-quebec.hautetfort.com/
octobre 15th, 2009 à 21:29 - Adresse ip : 66.36.142.239
Je suis actuellement locataire et j’ai manqué ma “shot” en début 2000 en ne faisant pas l’achat d’une propriété qui aurait pris beaucoup de valeur au cours des dernières années. Dommage pour moi, c’est la vie, des fois on gagne, des fois on perd. Je ne pense pas qu’on assiste à une baisse foudroyante des prix dans un avenir rapproché ou lointain. Cependant, je ne pense pas non plus que les maisons vont prendre énormément de valeur avant très, très longtemps, le rattrapage étant à mon avis pas mal fait. Par conséquent, l’acquisition d’une propriété devient à mes yeux un investissement beaucoup moins intéressant. Actuellement je perçois l’achat d’une maison davantage comme un luxe, un prix à payer pour gagner de la qualité de vie côté logement. Avant acquérir une maison au Québec c’était une vraie farce: on pouvait payer l’hypothèque et continuer à consommer d’autres biens comme des voitures, des voyages, des repas au restaurant, la pratique de sports, etc. Aujourd’hui, acheter une maison devient un choix: si tu fais le grand saut, tous les autres aspects de la qualité de vie en seront durement affectés (en tout cas ce sera le cas tant que les salaires n’augmenteront pas, et c’est pas parti pour ça, du moins dans la fonction publique). Pour ma part je cumule sagement les sous, paie mon loyer pas cher (j’y demeure depuis longtemps et je calme les ardeurs de mon propriétaire lorsqu’il propose ses augmentations). Si dans quelques années je me rend compte que l’achat d’une maison n’est pas plus facile en terme de relation acheteur/vendeur, de rapport qualité/prix (en ce moment on paie bien cher pour acheter un tas de rénovations à effectuer, ça risque de changer car tout le monde rénove et s’endette encore plus), j’abandonne définitivement le projet et je place mes sous à long terme pour la retraite, pis en attendant je continue à voyager, manger au resto, pratiquer des sports… je laisse les gens dans leur belle cage dorée et je profite de la vie! (je suis de nature plutôt positive)
Je me questionne cependant par rapport au marché de l’immobilier:
Si les salaires ne bougent pas, j’ai l’impression que le marché de l’immobilier va agir comme une espèce d’éponge et que les gens dans la vie vont acheter une maison point à la ligne, mais ne feront pas virer le reste de l’économie?? Que vont faire par exemple les restaurateurs si tout le monde mange son baloney à la maison?? Et les centres de ski si tout le monde à payé sa maison trop cher et est full endetté et que plus personne n’a les moyens de se payer un billet de saison?? Il me semble que le marché est en train de déséquilibrer l’économie. Je suis d’accord que le prix des maisons est très élevé dans les autres provinces, mais les salaires le sont aussi!
Il y a aussi la démographie qui me questionne : la population est vieillissante, alors me semble qu’à un moment donné, les seules propriétés qui seront en demande au Québec seront les foyers pour personnes âgées et les places au cimetière. Que ferons nous alors avec toutes ces maisons???
Si quelqu’un veut bien répondre à ces interrogations, j’apprécierais. Dépèchez-vous car si je fais le grand saut prochainement, je n’aurai plus le sous pour payer ma connexion Internet…