Doit-on s’attendre à une baisse du prix des maisons ?

Le 25 février 2009 par Jérôme Ringuet - Publié dans Marché immobilier |

Selon les plus récentes prévisions de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), le prix moyen d’une maison au Québec pourrait connaître une baisse de 1,8 % cette année. Ce serait la première fois depuis 1995-1996 qu’on enregistrerait une diminution du prix moyen des maisons.

La SCHL prévoit que les acheteurs débourseront en moyenne 207 000 $ pour leur nouvelle demeure en 2009. L’an dernier, ce montant s’était établi à 210 775 $.

reflexion.jpgEt vous, pensez-vous que vous devrez revoir votre prix de vente à la baisse ? Si la réponse est non, est-ce que vous croyez que le contexte économique pourrait vous forcer la main ?

De mon côté, je ne sauterais pas trop vite aux conclusions. Essayons d’abord de comprendre pourquoi cette baisse est appréhendée.

Les consommateurs sont anxieux

Différentes raisons peuvent expliquer une diminution du prix moyen des maisons. La principale est le faible niveau de confiance des consommateurs. Ceux-ci sont plus anxieux depuis décembre dernier. Les mauvaises nouvelles les ont  rendu nerveux.

Plusieurs craignent en effet que la récession aura une influence sur leur situation économique. C’est pourquoi ils choisissent de retarder leurs projets d’achat. Résultat: les propriétés à vendre restent plus longtemps sur le marché, surtout dans le secteur des maisons haut de gamme.

D’un côté, les acheteurs se font un peu plus rares et de l’autre, il y a plus de maisons qui sont disponibles à la vente. Comme les acheteurs ont davantage de choix, les propriétaires doivent se montrer plus compétitifs. Et c’est souvent sur le prix qu’ils peuvent arriver à se démarquer.

Établir un prix acceptable

Dans une entrevue qu’il a donné au journal Les Affaires, Calvin Lindberg, le président de l’Association canadienne de l’immeuble, a indiqué que le secret pour vendre sa propriété dans le contexte actuel est «d’établir un prix acceptable».

Cliquez ici pour lire l’article sur LesAffaires.com »»»»

Cela signifie simplement qu’il faut tenir compte du prix de vente des «comparables» (les maisons similaires à la nôtre vendues dans les derniers mois dans notre secteur) et de celui des propriétés actuellement à vendre. Tout ça afin de s’assurer que le montant que l’on demande correspond bien à la réalité du marché.

Est-ce que ça signifie que vous devrez forcément indiquer un prix moins élevé que ce que vous aviez envisagé ? Pas du tout !

En fait, certains marchés (comme celui de la ville de Québec par exemple) demeurent encore très très actifs et les vendeurs ont encore l’avantage. La clé est de demeurer attentif à ce qui se passe dans votre secteur.

Il est vrai que le marché immobilier n’est plus le même qu’il l’était l’an dernier. On est toutefois loin de l’effondrement, alors pas de panique ! Il faut seulement savoir s’adapter à cette nouvelle réalité.

3 commentaires pour “Doit-on s’attendre à une baisse du prix des maisons ?”

  1. jeff-TVQC dit :

    Moi j,attend impatiemment une baisse des prix, car pour l’instant les prix sont trop élevé pour acheter. des condo à 200 000$ pour un petit 3 1/2 non merci!!

  2. Lou dit :

    Je suis tout a fait d’accord avec toi Jeff, c’est rire de nous de vendre des maisons de 40 ans a près de 200 000$ quand en plus il faudra refaire la toiture, les fenêtres, des rénovations, ce n’est plus une maison de 200 000$ a ce moment là!! Je ne peux pas concevoir qu’il y ait encore des gens qui achète des maisons qui ne valent pas du tout le prix demandé. Mon salaire a pas augementer en conséquence de toutes ces prix élevés.

    Le médias essaient de nous encourager en nous disant que les maisons se vendent encore et tout le tralalala, mais je mets cela surtout sur la spéculation pour forcer les personnes encore naive a acheté. Parce que les maisons a vendre ont leur pancarte sur leur terrain assez longtemps pour nous montrer que les prix peuvent descendre encore plus et que le marché viendra assez rapidement aux acheteurs.

    Je suis tanné de voir tout augmenter et que se soit nous la classe moyenne qui doivent en payer le prix. Malheureusement c’est toujours les plus riches qui s’en mettent les poches et nous les jeunes on va payer le prix pour encore toutes ces années.

    Quand est ce que vous allez enfin vous ouvrir les yeux!!! et que vous allez enfin vous rendre compte que tout ça a plus d’allure. La patience est de mise et en 2010 on aura peut être enfin un changement radical, je vie peut etre encore sur mon petit nuage mais j,ai encore espoir que tout cela se retourne dans le bon sens.

  3. Ghislain Noury dit :

    Non il ne faut pas s’attendre à une baisse du prix des propriétés.

    Premièrement, permettez-moi de nuancer. Il ne faut pas comparer le marché américain et le marché canadien qui est très différent tout comme l’est le Québec du reste du Canada.

    Le marché canadien va mieux que le marché américain et le marché Québécois va mieux que le marché Canadien.

    Allons-y d’une analyse de croissance pour le marché québécois. Au Québec, on a enregistré une croissance autour de 40% entre 2000 et 2005. Depuis, la croissance s’est sensiblement maintenue en rapport avec le taux d’inflation selon les secteurs bien entendu.

    Certes il est impressionnant de voir une augmentation de 40% en cinq ans, cela représente 8% par année. Si nous faisons l’exercice de 1989 à 2005 soit 15 ans où les valeurs ont stagnées de 1989 à 1999, où l’immobilier n’a pas suivi la courbe le l’inflation, nous obtenons une croissance moyenne de 2,67%, ce qui est une croissance raisonnable. Ce qui s’est produit de 2000 à 2005 fût simplement une période de rattrapage de la décennie précédente.

    Il ne faut pas céder à la panique et se rappeler que l’emplacement dicte le prix.

Laisser un commentaire