Une guerre fait rage sur le prix des logements

Le 27 janvier 2009 par Jérôme Ringuet - Publié dans Marché immobilier |

Toute une discorde s’est déclenchée lundi dernier lorsque la Régie du logement a publié ses taux suggérés d’augmentation des loyers pour 2009. Les associations de propriétaires sont tout de suite monté aux barricades pour dénoncer la faiblesse des hausses suggérées alors que les groupes de défense des locataires ont trouvé ces estimations plutôt raisonnables.

Pour vous donner une idée, les recommandations faites par la Régie vont de 0.6% d’augmentation pour les logements non chauffés à 5.1% pour ceux qui sont chauffés au mazout. Et même si l’organisme précise qu’il s’agit d’une «base de discussion», ces chiffres ont suscité l’ire des proplex.JPGprios.

Selon eux, de nombreux critères doivent être pris en compte pour évaluer le montant des augmentations à imposer et la situation varie beaucoup d’un immeuble à l’autre. Ainsi, ils considèrent que l’indice de la Régie ne donne pas un portrait suffisamment réaliste à la population.

Cliquez ici pour consulter la feuille de calcul 2009 de la Régie »»»» 

De l’avis de la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ), des augmentations aussi faibles n’ont d’ailleurs rien pour inciter les propriétaires à entreprendre des travaux de rénovations. Une situation qu’elle juge inacceptable en temps de ralentissement économique. Elle souligne du même coup qu’environ 35% des logements québécois auraient besoin de réparations.

Lire le communiqué de la CORPIQ »»»» 

Et les locataires dans tout ça ?

Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) indique pour sa part que les taux proposés sont acceptables et qu’ils donnent une bonne idée aux locataires des augmentations à envisager. Mais il déplore que, d’année en année, les hausses imposées sont toujours supérieures à ce qui est recommandé par la Régie du logement.

Le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) emploie de son côté un ton plus ferme. Il invite les locataires à examiner avec attention toute hausse supérieure à ce que propose la Régie et à refuser systématiquement les augmentations jugées excessives.

Lire le communiqué du RCLALQ »»»»

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Comme vous pouvez le constater, associations de propriétaires et groupes de défense des locataires sont à couteaux tirés depuis l’annonce de la Régie. Rien d’étonnant me direz-vous puisque chacun a des intérêts distincts à défendre et de bons arguments pour le faire. Mais à la lumière de ces informations et dans la situation économique actuelle, de quel côté auriez-vous tendance à vous ranger ?

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12 commentaires pour “Une guerre fait rage sur le prix des logements”

  1. yann dit :

    Pourquoi un gouvernement viendrait décider de ce que je veux faire dans ma propre maison. Tant qu’à moi les locataires sont comme des invités chez nous. Ils doivent se plier aux règles imposés par le propriétaire et si ça ne leur convient pas ils iront ailleurs. Et le propriétaire qui paie des taxes, des impôts, ne devraient pas se faire dire quoi faire avec ses invités sous son propre toit.
    J’ai pas le droit de dire aux gouvernements que ses hausses de taxes ou d’impôts, ses frais divers qui apparaissent de toute sorte sont inacceptable, donc qu’ils se mêlent de ses affaires quand on parle de ma maison.

  2. Guillaume dit :

    Haha belle façon de penser!
    Ils font la même chose avec l’essence, les “propriétaires” décident des prix et les consommateurs en bas subissent. Les gens ne peuvent plus aller ailleurs car tous les distributeurs ont le même prix. La demande est assez forte pour pouvoir se permettre de dépasser de beaucoup les limites. Ce serait la même chose avec les logements….
    Les propriétaire représentent une minorité de consommateurs, ce n’est pas eux qui doivent être aidés en temps de crise mais les locataires qui doivent déjà couper à bien des places pour arriver à la fin du mois.
    Le logement est une des dépenses les plus importantes dans un budget, si on laisse les propriétaires décider du prix du logement, on supprime directement l’activité économique de la majorité de la population. Donc on empire la crise!

  3. Matthieu dit :

    Quand on a vécu le monde de la location à Paris et les exigences inhumaines des propriétaires (salaires personnel, des parents voire grand parents, recommendations, et autres preuves farfelues) on ne peut qu’être d’accord avec l’encadrement plus serré qui est imposé ici… du moins en ce qui concerne les prix parce qu’en terme de droit, le propriétaire n’est pas le mieux loti et il vaut mieux avoir de “bons” locataires.

  4. Denise dit :

    C’est bien dommage de voir comment un propriétaire est encadré par la Régie du logement pour son immeuble. On n’a qu’à regarder comment le gouvernement gère ses coopératives d’habitation, là les normes sont sévères, n’entre pas qui veut… De plus on est surpris de voir que les logements sont de plus en plus vieillots, la raison, l’investissement n’en vaut pas la peine, les augmentations sont trop basses, elles ne prévoient pas les coûts reliés à l’usure, sans oublier que la rénovation s’est de plus en plus dispendieux, ces gens ne travaillent pas gratuitement. Un simpe exemple: le réservoir d’eau chaude a une durée de vie de 10 à 13 ans et le proprio qui le remplace doit l’amortir sur plus de 20 ans, quelle farce. Même chose pour un couvre plancher (tous savent que très peu de locataires en prendront soin). Bien d’autres exemples pourraient être soulignés. Sans compter le niveau de stress constant que nécissite la gérance d’un immeuble, autant finacièrement que par la disponibilité du proprio. L’immeuble c’est à mon avis une entreprise, petite ou grande, elle devrait être reconnue comme tel. Si un propriétaire charge trop cher, le locataire ira ailleurs et tant pis pour le proprio, à lui de s’ajuster et offrir un bon produit. Ainsi le mauvais locataire qui ne paie pas ou s’amuse à ecoeurer l’entreprise restera sur le pavé, un point c’est tout. Quand nous allons à l’épicerie, nous ne négocions pas les prix, c’est le prix, tu le prends ou pas, c’est cela la libre entreprise, un autre lui le prendra. Si le produit n’est pas bon, personne ne va l’acheter, voilà.

  5. Guillaume dit :

    Je ne crois pas que le problème soit aussi facile à régler que ça. Je suis d’accord que les taux établis par la régie du logement peuvent être parfois peu représentatif de l’inflation réelle. Et que les dispositions prises par le gouvernement pour encourager les rénovations sont plutôt ridicules. Le propriétaire a très peu de droits contrairement au locataire.
    Sauf que les propriétaires doivent bien savoir à quoi s’attendre en offrant en location un logement au commencement non? Il sait très bien qu’il aura des règles et lois à respecter. Si je commence à vendre de la drogue et que je me fais arrêter, je n’irai pas me plaindre au gouvernement que c’est vraiment plate que je n’aie pas le droit de faire ça…….
    De plus tout investissement dans l’immobilier est un investissement rentable. Le marché de l’immobilier n’a jamais régressé au point de faire perdre de l’argent aux propriétaires. Peut-être au moment présent les proprios ne s’en mettent pas autant dans les poches qu’ils le désirent mais il auront un retraite très agréable par contre! C’est bien facile de dire que le prix des matériaux a augmenté de 4% depuis les 5 dernières années mais ils ne se vanteront pas que la valeur de leur immeuble a grimpé 200% depuis 10 ans.
    Si on change la loi demain matin et qu’on décide que les proprios décident du prix de leurs logements, au moins 60% (évaluation non calculée ou scientifique) vont augmenter significativement. Plusieurs locataires qui demeurent au même endroit depuis des années vont être dans l’obligation de quitter car ils ne pourront plus se permettre un logement aussi dispendieux. Coûts de déménagement, de transferts, parfois des dépôts dommages vont tous faire que la population va être encore plus pauvre donc encore moins d’argent qui roule.

  6. Suzanne dit :

    J’ai juste un petit commentaire pour Yann. J’aimerais bien être une invitée chez mon proprio car un invité ne paie RIEN!

    Nous ne sommes pas des invités au prix que les loyers coûtent aujourd’hui. Nous sommes vos CLIENTS!

    Ce n’est pas votre maison, ce n’est pas votre lieux d’habitation mais le nôtre. Ne soyez pas si prétentieux.

    Alors, restez respectueux envers vos clients qui paient pour le service que vous vendez!

    Denise, lorsque vous dîtes que nous ne négocions pas les prix, ce n’est pas tout à fait vrai. Car nous avons le choix parmi plusieur produits. Nous choisissons lui qui fait notre affaire, on peut choisir le plus ou le moins cher.

    En ce qui me concerne, cette année, je suis maintenant à 60$ d’augmentation en seulement 4 ans et il n’y a eu aucun changement dans mon logement!

  7. Sébastien dit :

    Je n’aime pas la façon dont les propriétaires pensent. Lorsqu’ils font des rénovations dans leur bloc, il faudrait que ce soit les locataires qui en assument les frais immédiatement par une hausse du loyer. Si le logement à besoin de réparation c’est pour qu’il soit viable au prix demandé actuellement. Le locataire n’a pas à en assumer les frais. Être propriétaire d’une maison ou d’un bloc implique que l’on devra investir dessus une journée ou l’autre sur notre bien. Et d’ailleurs, l’achat d’un multi logement EST un investissement alors les rénos vont se payer en quelques années et non immédiatement. Il faut s’attendre à cela en étant propriétaire, ceux qui s’achète des blocs en pensant qu’ils ne devront jamais débourser ont selon moi fait une gaffe en se dotant d’un bloc.

  8. Francine dit :

    Sébastien nous dit : « Je n’aime pas la façon dont les propriétaires pensent…ceux qui s’achète des blocs en pensant qu’ils ne devront jamais débourser ont selon moi …»

    On ne fait pas dans la dentelle ici, merci. Les militants du FRAPRU et inconditionnels des pauvres locataires exploités causent un tort immense à tous les petits propriétaires honnêtes et consciencieux de petits immeubles qu’ils occupent eux-mêmes et qui ne demandent qu’à bien vivre en harmonie avec un «voisin privilégié». De ce voisin, il paraît normal d’attendre l’honnêteté, un minimum de sens pratique et un degré de respect des biens et des personnes qui rendent la vie en commun agréable. L’absence de ces qualités fait vite un enfer de la vie en commun dans un petit immeuble et les règles actuelles de la Régie peuvent faire durer indéfiniment cet enfer. Les militants du FRAPRU ont une vue simpliste et navrante des relations propriétaires-locataires quand ils entretiennent l’opinion qu’être propriétaire c’est être nécessairement un gros capitaliste qui exploite les pauvres locataires sans défense qui ne peuvent avoir tort.

    Lorsque l’amour des animaux ou des plantes vertes des locataires prend des proportions qui sont une menace à la salubrité des lieux ça ne fait pas les manchettes comme lorsque c’est le propriétaire! Le locataire qui se comporte à la petite semaine comme une petite terreur effrontée et négligente de toutes règles ne fait pas les manchettes mais peut vous empoisonner l’existence. Ce locataire qui ne peut avoir tort jamais…peut causer de sérieux ennuis qui seraient facilement évitables si l’on entretenait pas chez les locataires ce sentiment que tous les propriétaires sont des millionnaires dont vous avez le droit d’abuser, à qui vous pouvez imposer votre manque de savoir-vivre, vos petites et grandes grossièretés… sans risque d’avoir à payer pour. Et ce genre d’attitude n’est pas nécessairement lié à un appartement de mauvaise qualité ou à un prix démesuré. La Régie ne peut pas grand chose devant ce genre de situation mais la publicité noir et blanc des organisations de défense des locataires n’aide nullement à la bonne entente et au respect mutuel entre individus qui sont aussi dans la vie de tous les jours autre chose que des propriétaires et des locataires qui ont à négocier un juste prix pour un bien selon leurs moyens respectifs.

  9. SCHTROUMPF dit :

    Selon vos amis investisseurs d’HEC, l’ensemble des promoteurs immobiliers contrôlaient 90 % du marché québécois de l’habitation en 1996.

    La CORPIQ a bien placé ses pions à la Presse ou au Journal de Montréal, et sur les sites INTERNET : sa propagande a très bien réussi on a de beaux condos - mais là : cette soupe publicitaire a cessé de convaincre qui que ce soit.

    Mes hommages “Monsieur le Journaliste”

  10. SCHTROUMPF2 dit :

    Quant aux “petits propriétaires” qui viennent mettre leur grain de sel, nous nous retrouverons à vos bureaux de courtiers immobiliers, sans doute?

  11. Jérôme Ringuet dit :

    Bonjour SCHTROUMPF,

    Je dois vous avouer que je n’ai rien compris de vos commentaires ! Une chose est sûre, vous semblez être adepte des théories conspirationnistes (vraiment, il y en a qui voit du mal partout…).

    Si vous voulez m’aider à comprendre, expliquez-moi ce que vous entendez par :

    - «vos amis investisseurs d’HEC».

    - «La CORPIQ a bien placé ses pions à la Presse, au Journal de Montréal et sur les sites Internet».

    - «sa propagande a bien réussi»

    - «soupe publicitaire»

    Je vous demande de clarifier votre pensée car vraiment, je ne vois pas du tout où vous voulez en venir.

    J’ai toutefois cru comprendre que vous m’accusiez de je ne sais quelle forme de collusion ou de connivence (avec des soi-disant investisseurs du HEC ? ou encore avec la CORPIQ ?). Et là, je dois vous dire que vous faites fausse route, totalement.

    Vos allusions floues et vos insinuations sans fondement sont erronées et relèvent de la calomnie.

    Enfin, je vous pris de noter que nous n’avons pas de «bureaux de courtiers immobiliers» car DuProprio.com est un site de vente sans intermédiaire.

    Bonne journée,

    Jérôme Ringuet

  12. Louis dit :

    Bonjour

    Ce qui serai bien afin de bien montrer aux propriétaires d’immeubles comment faire
    ce serai que le FRAPRU achète un immeuble à Montréal et démontre comment il peut bien entretenir et gèrer cet immeuble selon les règles de fixation des loyers et les autres règles imposées par la Régie du Logement

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