Prévisions optimistes pour l’immobilier québécois en 2009

Le 20 novembre 2008 par Jérôme Ringuet - Publié dans Marché immobilier |

La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) tenait mardi dernier sa conférence annuelle sur les perspectives du marché de l’habitation au Québec. L’événement, tenu au Capitole de Québec, arrivait à point nommé pour les professionnels du secteur immobilier qui se demandaient bien ce que l’année 2009 allait leur réserver.

schl2.gifBien qu’un ralentissement économique est prévu pour la prochaine année, les pronostics demeurent optimistes. Avec des taux d’intérêt qui demeureront relativement bas (entre 6% et 7%), les conditions seront toujours favorables à l’emprunt et à l’accessibilité à la propriété.

Marché de vendeurs

Ainsi, selon Kevin Hughes, économiste régional à la SCHL, ce n’est qu’une faible diminution du nombre de maisons vendues qui est envisagée. Il prévoit même que le marché immobilier demeurera à l’avantage des vendeurs.

Bien qu’un desserrement du marché est prévu, ce ne sera pas suffisant pour renverser la tendance et provoquer un équilibre complet. En d’autres mots, même si davantage de propriété à vendre seront disponibles, les acheteurs se retrouveront encore face à un éventail de choix plutôt limité (environ 5 vendeurs pour un acheteur).

Croissance du PIB

Et contrairement à ce que l’on s’attendait, le Québec devrait encore connaître une croissance économique. M. Hugues prédit que le produit intérieur brut (PIB) connaîtra une légère hausse de 1.2% en 2009.

Ce sont des prévisions encourageantes pour les propriétaires car, même s’ils devront être plus patients pour réaliser la vente de leur résidence, le marché leur sera encore favorable en 2009.

3 commentaires pour “Prévisions optimistes pour l’immobilier québécois en 2009”

  1. Coach dit :

    Je crois également que les prévisions pour 2009 sont encourageantes… Loin de moi donc, l’idée d’être pessimiste ou accusateur mais contrairement à la SCHL, aux Chambres immobilières et aux Banques, j’ai plutôt tendance à y aller d’un relevé un peu plus humain que statistique.

    On nous sert de très bonne nouvelle effectivement si on se base uniquement sur les relevés d’une société qui génère ses profits sur le volume de prêts hypothécaires assurés… La SCHL n’a donc pas intérêt à faire peur aux marchés en criant aux loups.

    La perception du marché par les propriétaires et les différents professionnels de l’immobilier (agent) est beaucoup moins flamboyante si on tient compte du facteur “par région”.

    Naturellement, dans cette « moyenne », les marchés plus actifs tendent à améliorer les résultats en faisant contrepoids aux régions plus affectées par la situation économique qui dans certains cas, voient la valeur des propriétés locales baisser légèrement.

    Les habitudes de vente immobilière seront donc influencées par une nécessité d’obtenir le maximum “dans ses poches” en défrayant des frais de service le plus raisonnable possible… La vente sans intermédiaire devient donc un incontournable pour ceux et celles qui sont en mesure d’y mettre un peu de temps.

    Je trouvais donc important d’apporter une nuance au discours de la SCHL afin que chacun puisse pousser sa réflexion de façon libre et éclairée.

    Merci Jérôme pour ton dévouement et le temps investi dans ce blogue de très haute qualité !

    Martin Desfossés

  2. Pierre dit :

    Attention aux pronostics toujours reluisants que nous soumettent des pseudo-experts souvent intéressés. Gardons la tête froide et laissons le marché parler de lui même. Dans un conjoncture comme celle ou nous nous trouvons actuellement , il est très difficile voir même impossible de savoir de quoi sera fait demain. Jusqu’au dernier moment, tout est toujours rose. Rappelons nous 1987 et surtout 2000 ou jusqu’au dernier moment, on prévoyait la croissance et du jour au lendemain “Plic”. En 2010, nous analyserons 2009, pas avant, ces jours-ci, les variables sont vraiment multiples et je crois qu’aucune personne, si ce n’est un devin pourrait nous éclairer.

  3. Coach dit :

    Vous avez tout à fait raison Pierre…

    Les nombreux propos, incluant les miens, ne sont que des observations personnelles et/ou professionnelles et perceptions provenant de nombreux propriétaires Québécois…

    Nous ne pourrons faire un constat que lorsque nous aurons traversé le pont !

    Pour l’instant, demeurons positif et optimiste.

    Martin

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