La question du logement fait des vagues en ce début de campagne électorale
Le 7 novembre 2008 par Jérôme Ringuet - Publié dans Marché immobilier |Des groupes de pression n’ont pas lésiné sur les moyens pour faire savoir aux candidats aux élections que le prochain gouvernement du Québec devra prendre des engagements clairs pour palier aux problèmes de logement.
Des représentants du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) ont chahuté Jean Charest hier lors de son passage à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Les manifestants ont reproché au Premier ministre d’avoir passé sous silence les problèmes qui sévissent actuellement au Québec en matière de logement.
Selon Marie-Josée Corriveau, la porte-parole de l’organisme, « des milliers de ménages québécois subissent les contrecoups de la pénurie de logements». Les manifestants ont réclamé un plan pour la construction de 50 000 nouveaux logements sociaux au cours des 5 prochaines années.
Contrôler l’augmentation des loyers
Le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) a également présenté ses doléances aux partis politiques engagés dans la course à l’élection. À travers un communiqué de presse, l’organisme s’est dit inquiet du sort qui attend les locataires et demande un meilleur contrôle du prix des loyers.
Il indique en effet que le coût des appartements a augmenté de 27,6 % entre 2000 et aujourd’hui. Le RCLALQ estime aussi que 218 000 ménages québécois consacrent plus de 50 % de leurs revenus pour se loger. Selon lui, cette situation laisse peu de marge de manoeuvre aux familles à faible revenu.
La réaction des chefs
Reste maintenant à voir comment les chefs de partis réagiront aux réclamations du FRAPRU et du RCLALQ. Il sera également intéressant de voir quelle place occupera la question du logement dans la prochaine campagne électorale. Nous vous tiendrons au courant des développements par l’entremise de ce blog.
