Grogne à Québec à l’approche du 1er juillet
Le 27 juin 2008 par Jérôme Ringuet - Publié dans Marché immobilier |À l’aube du 1er juillet, alors que des milliers de ménages québécois se préparent pour leur déménagement, le Parc de l’Amérique française, situé au coeur de la ville de Québec, a été pris d’assaut par des dizaines de manifestants. Ils y ont érigé hier un campement afin de dénoncer les problèmes de logement et d’itinérance qui sévissent à travers la province.
Les protestataires, qui séjourneront dans leurs tentes jusqu’au 28 juin, réclament davantage d’investissements en logement social de la part des gouvernements.
On craint une pénurie de logement
Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), l’initiateur de l’événement, s’inquiète d’aileurs de la rareté de logements abordables dans plusieurs régions du Québec.
Comme nous en faisions état sur ce blog la semaine dernière, Québec, l’Abitibi, la Beauce, le Lac St-Jean, la Gaspésie et le Bas St-Laurent présentent des taux d’innocupation pratiquement nuls. Ce qui signifie que l’éventail de logements disponibles est à l’heure actuelle extrêmement mince.
La ville de Montréal a dû se doté encore cette année d’un service de référence car elle craint que certaines familles se retrouvent à la rue le 1er juillet.
Lire notre article Pénurie de logements prévue le 1er juillet »»»»
En parallèle aux fêtes du 400e
Le FRAPRU profite donc de l’attention braquée sur la ville de Québec à l’occasion du 400e anniversaire de sa fondation pour sensibiliser les gens à sa cause. L’organisme a d’ailleurs baptisé son campement temporaire le «Camp des 4 Sans» pour les «sans toit», les «sans le sou», les «sans droit» et les «sans voix».


