Les propriétaires canadiens prêts à payer le prix du virage vert

Le premier ministre Harper affirmait en décembre dernier que l’année 2008 serait une année charnière dans la lutte aux changements climatiques. Pour la première fois, les industries canadiennes se verront imposer des cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Et il était temps. Monsieur Harper ne s’en cache cependant pas, les Canadiens auront à assumer une part de la facture de ce virage vert.

Bien que le premier ministre conservateur s’attende à essuyer une pluie de critiques autant de la part des provinces que des entreprises privées, les propriétaires canadiens se disent quant à eux prêts à assumer une augmentation des coûts en matière d’immobilier.

Les trois quarts paieraient 10% de plus

Dans un sondage effectué cet automne par la firme Ipsos Reid, 73% des propriétaires ouargent.jpg aspirants acheteurs canadiens se sont dits prêts à payer jusqu’à 10% plus cher pour acquérir une résidence aménagée de manière à respecter l’environnement. Pour les répondants qui souhaitent acheter au cours des deux prochaines années, la proportion grimpe à 85%.

C’est une bonne nouvelle ! On estime en effet que les résidences et les commerces sont responsables à eux seuls de plus de 10% du total des émissions de GES dans l’atmosphère. Cette proportion est évidemment plus élevée pour les industries mais c’est encourageant de constater que les particuliers désirent du changement et sont eux aussi prêts à faire leur part.

Ces résultats démontrent aussi que la population comprend qu’il y a toute une dimension économique à envisager dans la lutte au réchauffement climatique. Les citoyens auront un rôle à jouer dans l’effort financier nécessaire à la protection de l’environnement et ils en sont conscients. Une révolution ne s’effectue pas simplement avec de bonnes intentions…

Parmi les gens qui ont affirmé être prêts à payer plus cher pour une résidence plus écologique, près de 40% disent qu’ils le feraient expressément pour réduire les GES.

effet-de-serre.jpgLe Canada a vu ses émissions de GES augmenter de près de 30% en moins de 20 ans. La volonté d’Harper est actuellement de les réduire de 20% d’ici 2020, mais en prenant l’année 2006 en référence.

Il restera donc du chemin à faire pour atteindre les objectifs du protocole de Kyoto ratifier par le gouvernement Chrétien. À cette époque, le Canada souhaitait réduire ses émissions à moins de 6% de ce qu’elles étaient en 1990. On peut tout de même se réjouir de voir le gouvernement Harper agir pour le bien l’environnement malgré l’imminence de la critique et la menace d’opposition.

Jerome Ringuet

À propos de Jerome Ringuet

Je suis conseiller en communication et médias sociaux chez DuProprio depuis 2007. Diplômé en journalisme, en marketing et en relations publiques à l'Université Laval, j'ai donné plus de cent conférences à des propriétaires québécois désirant vendre leur maison sans payer de commission. Retrouvez-moi sur Facebook, Twitter, Pinterest et Google+

Comments are closed.

More in Développement durable, Nouvelles
Le coach de vente : Votre conseiller personnel

DuProprio.com offre un nouveau service très utile à ses clients pour les aider à vendre leur propriété encore plus facilement....

Close