L’agent ne fait pas toujours le bonheur !
Mardi 13 mars 2007Un récent article paru sur cyberpresse.ca faisait état de la place des agents immobiliers sur le marché actuel et des commissions réclamées par ceux-ci. L’auteur résumait entre autre les propos d’un économiste américain, Steven D. Levitt, qui s’est penché sur la question des commissions exigées par les agents dans un livre fort amusant, Freakonomics, écrit en collaboration avec le journaliste Stephen J. Dubner.
On apprend dans ce livre que pour une transaction, l’agent ne touche souvent que 1,5% des 6 % de commissions facturées au client soit, pour une maison de 300 000 $, une somme de 4500 $. Un peu plus d’efforts et de patience lui aurait-il permis d’obtenir davantage ? S’il en obtenait 310 000 $, le propriétaire toucherait, sur ces 10 000 $ supplémentaires, 9400 $ après commission. Mais le surcroît d’efforts de l’agent n’ajouterait que 150 $ à ses émoluments. La motivation est mince.
Ce constat a été confirmé par une étude réalisée sur 100 000 transactions immobilières dans la région de Chicago. Un agent immobilier qui vend sa propre maison la laisse en moyenne 10 jours de plus sur le marché et obtient 3 % de plus que dans le cas de celle d’un client.

