Lors d’une conférence donnée par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) sur les perspectives du marché de l’habitation, on apprenait qu’en 2006, 50% des transactions immobilières au Québec ont été effectuées sans l’intermédiaire d’un agent. Elle évalue ce chiffre à plus ou moins 70 000 propriétés. Selon les régions, entre 0,7% et 7% ont été vendues grâce à DuProprio.com.
Les intermédiaires, une race en voie d’extinction
Certes, des compagnies comme la nôtre ont contribué à cet essor. Mais je crois que le phénomène s’étend bien au-delà du marché immobilier. Je parle ici de la disparition progressive des intermédiaires dans le monde des affaires.
Disons-le dès le départ, la disparition des intermédiaires, c’est une question d’économie
d’argent pour le consommateur. L’Internet rend possible des modèles d’affaires plus légers, ce qui permet d’offrir des services équivalents à moindre prix. La compagnie Dell offre sur son site Internet des ordinateurs neufs pour moins de 500$. Quand on y pense, c’est logique puisqu’il n’y a pas d’intermédiaire entre le consommateur et l’entreprise donc pas de vendeur à rémunérer ni de magasin à entretenir !
L’évolution du consommateur
Le consommateur d’aujourd’hui est très différent de celui d’hier. L’individualité prône. Pensez seulement à vos habitudes de consommation comparativement à celles de vos parents. Nous assistons en ce début de siècle à la démocratisation des savoirs. Par le biais d’Internet, le consommateur moderne a accès à un savoir qui était autrefois réservé aux grands de ce monde.
Le milieu immobilier n’échappe pas à cette réalité. Avant, les agents immobiliers avaient le monopole de la vente et de l’achat de propriétés grâce au livre Inter-Agence. Ce document noir et blanc, aux allures de bottin téléphonique, rassemblait toutes les maisons à vendre par des agents. Ces derniers y avaient accès et ne devaient sous aucun prétexte le prêter à des non-agents. L’arrivée d’Internet changea la donne et les agences immobilières n’eurent d’autres choix que de s’adapter pour survivre.
On peut d’ores-et-déjà comprendre les mécanismes qui mènent à la disparition de certains
intermédiaires. Prenons le domaine qui nous concerne, l’immobilier. Il est beaucoup plus facile pour un propriétaire de vendre sa maison par lui-même en 2006 qu’il y a dix ou vingt ans. Il a la possibilité de faire évaluer sa maison par un évaluateur agréé, des compagnies comme DuProprio.com lui offre la visibilité et les outils nécessaires pour vendre une propriété (affiches, photos professionnelles, offre d’achat) et il peut, à son gré, se référer à un notaire pour les questions légales.
Le consommateur moderne
Par ailleurs, cette démocratisation des savoirs a rendu le consommateur moderne très vigilant. Avant d’acheter un produit ou un service, il s’informe et devient plus éduqué. Il
est donc plus confiant de faire ses propres choix. Que dire d’un vendeur trop entreprenant qui veut imposer ses visions à un client : mal lui en prendra. Combien de personnes vous diront qu’ils trouvent insupportable ce genre de pression lorsqu’ils magasinent ?
Le consommateur d’aujourd’hui sait ce qu’il veut. Internet lui permet de magasiner, de s’informer et de prendre des décisions par lui-même. Avec la nouvelle génération qui est très au parfum des nouvelles technologies, il nous est permis de croire que beaucoup d’intermédiaires disparaîtront progressivement du monde des affaires.
Frédéric Auger
Conseiller aux communications
DuProprio.com